REVIEW – The Seven Deadly Sins S3

NON, NON ET NON
1.3

En deux mots :

Bâclée, ratée… sont des qualificatifs appropriés pour définir la qualité visuelle de cette troisième saison de The Seven Deadly Sins. Un beau gâchis.

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À l’occasion de la sortie de la saison 4 de The Seven Deadly Sins sur Netflix le 28 juin prochain, la rédaction revient sur la saison précédente, sortie fin 2019, qui a tant fait parler d’elle. Intitulée The Seven Deadly Sins : Wrath of the Gods, cette troisième saison, composée de 24 épisodes, a suscité beaucoup d’indignations notamment à cause de la qualité controversée de l’animation, produite par le studio DEEN (Fruits BasketRanma ½). Les critiques sont-elles justifiées ou non ? On vous dit tout dans cette critique.

PS : nous parlons bien de la saison 3 de The Seven Deadly Sins, classée en tant que “saison 4” sur Netflix, les OAV comptant pour une saison sur la plateforme.

Méliodas et une petite fille à l'air familier

Le pitch

Après les événements de la saison 2, Méliodas, tout juste ressuscité, et une partie de sa joyeuse troupe, continuent de lutter contre les Dix Commandements et les démons sur le royaume. En parallèle, Diane et King sont confrontés à une menace dans la Forêt du roi des Fées. Et ça ne rate pas, puisque les voilà transportés 3000 ans plus tôt en pleine Guerre Sainte ! Mais alors, que va t’il advenir de nos péchés ?

Arrrgh mes yeux !

Jusqu’en 2019, la production des adaptations anime de la licence The Seven Deadly Sins était assurée par A-1 Pictures (Fairy Tail, Kaguya-sama: Love is War) . La saison 1 est alors de très bonne facture et la deuxième globalement bien réalisée. Mais tout a basculé à la sortie du film The Seven Deadly Sins, the Movie : Prisoners of the Sky, échec à la fois critique et commercial, qui a conduit le studio à renoncer à la série. C’est pourquoi les saisons suivantes sont désormais produites par le studio DEEN. Alors d’accord, produire un anime en un laps de temps finalement très court n’est pas chose aisée, et bien la problématique majeure du secteur de l’animation. Mais il y a des limites à l’acceptable.

Ça va toi ?

Après avoir entendu et surtout lu bien des critiques acerbes sur cette troisième saison,  je me devais de la regarder pour m’en faire mon propre avis. Et effectivement, je comprends mieux. Commençons par le commencement et le principal point négatif de The Seven Deadly Sins : Wrath of the Gods : son animation, donc. Dès la première scène, le spectateur n’est pas dupe et sait qu’il y a un problème. Difficile de ne pas être perturbé par la succession de plans fixes, les mouvements rigides des personnages ainsi que le chara-design par moments véritablement massacré, et ce, en particulier en arrière-plan (comme si on n’allait pas faire attention, mais SI). Beaucoup auront relevé le fameux mème de Méliodas couché qui… comment dire… n’est pas très reconnaissable.

Rien ne va ou presque

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet de la qualité graphique car vous l’aurez compris, ce n’est pas ça. Deuxième point négatif de taille (je ne vais pas tous les faire, rassurez-vous) : la censure. Non mais d’où il y a une censure dans une saison de The Seven Deadly Sins ? C’est aussi ridicule que celle présente dans Tokyo Ghoul, anime qui ne manque, lui aussi, pas d’effusions de sang. Ici le studio a un peu hésité avant de se positionner sur la forme de la censure ou plutôt sur la couleur : de temps à autre, le sang apparaît rouge et dans d’autres il est blanc. Oui, BLANC. Enfin passons…

Ban avec un objet inconnu entre les mains

Alors attention, tout n’est pas à jeter dans cette saison : en effet, l’OST et les génériques sont plutôt sympathiques. La bande originale est globalement bonne, et placée aux bons moments. Si l’opening n’est pas aussi iconique que celui de la première saison, il fait le travail et s’avère accrocheur. Idem côté ending, qui demeure efficace.

Retour vers le passé

Bon parlons peu, parlons bien, parlons intrigue. Il s’en passe des choses. Genre beaucoup. Si on devait résumer cette troisième saison, les termes origin stories, power-up et romances à foison seraient de rigueur. Dans la continuité de la saison précédente, cette saison met en exergue le passé de nos personnages et plus largement de l’univers du show notamment à travers un voyage temporel, 3 000 ans en arrière quand la guerre fait rage entre déesses et démons (pour changer, tiens). Faire face à de nouvelles facettes des protagonistes, péchés comme leurs “ennemis”, est toujours agréable et permet une meilleure compréhension de ces derniers. Les histoires de Gowther / Méliodas-Elizabeth sont particulièrement fascinantes, voire émouvantes. Petit bémol néanmoins sur la quasi-absence de Ban, qui, bon, est quand même un des meilleurs personnages de The Seven Deadly Sins.

King et Diane dans la peau d'autres

En soi, l’histoire principale et les storylines demeurent correctes et, plus important, divertissantes. Cependant, par moments, ça va vite. Beaucoup trop vite. En effet, le spectateur sent qu’il rate plein de choses par rapport au manga. Par exemple, le retour de la Guerre Sainte et des Archanges intervient comme un cheveu sur la soupe, sans réel élément nous l’indiquant. Autre exemple criant : les combats. Alors que l’adaptation de l’affrontement entre Méliodas et Escanor était très attendu par les fans, finalement c’est un peu une douche froide. Le combat est vite expédié. Et enfin, parlons des “morts” de cette saison 3 de The Seven Deadly Sins : le trépas (vrai cette fois) d’Helbram pour ne citer que lui est tout sauf intense. Bref. En tout cas, la saison qui se conclut sur un cliffhanger promet, malgré tout, de belles choses pour la suite. Oserais-je dire vivement la suivante ?

Mon avis

J’ai entendu bien des choses sur cette saison. Malheureusement, c’est encore pire que ce que je pensais. Honnêtement, j’ai hésité à l’achever. En dépit d’un scénario somme toute correct, l’animation bâclée concentre l’attention sur tout le reste. Faux raccords sur certains plans, animations saccadées, expressions faciales ravagées… Compliqué. Désormais, nous n’avons plus qu’à espérer que la saison 4, qui sort le 28 juin prochain sur Netflix, sera meilleure (même si elle est déjà sortie au Japon, nous en avons conscience) 😉

Anna LESBROS

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