REVIEW – Horimiya

UN ANIME SUR L'AMOUR (DE SOI)
3.8

En deux mots :

Horimiya conte l’histoire d’une jolie romance, qui, en plus de ne pas être mièvre, avance vite. Ajouté à cela des personnages attachants et de bonnes séquences humoristiques, et vous tenez un bon anime.

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L’anime Horimiya sorti en janvier 2021 tient son origine d’une série de webcomics au format yonkoma (histoires en 4 cases) nommée Hori-san to Miyamura-kun (Horimiya étant la contradiction des noms des deux protagonistes). Lancée en 2007 au Japon par HERO, l’histoire principale du manga s’est achevée en 2011. L’auteur, souhaitant donner suite aux aventures des personnages secondaires, publie régulièrement, depuis, des mini-histoires à leur sujet, sous le nom Hori-san to Miyamura-kun Omake. Mais ce n’est pas tout ! Le manga a été réadapté sous le titre Horimiya en 2011, cette fois dessiné par Daisuke Hagiwara, et s’est achevé en avril 2021 (au Japon uniquement, car en France, la série n’est malheureusement pas éditée…).

Forte de son succès, l’oeuvre a connu plusieurs adaptations : une série d’OAV, toujours en cours, lancée en 2012 et produite successivement par plusieurs studios (Hoods Entertainment puis Gonzo), un drama, un film live ainsi qu’un nouvel anime de 13 épisodes sorti en 2021. C’est de ce dernier dont je vais vous parler au cours de cet article. Produit par le studio CloverWorks(The Promised NeverlandRascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai), Horimiya est disponible en France sur la plateforme Wakanim.

Horimiya - Miyamura / Tôru

Le pitch

Hori est la coqueluche de sa classe, une lycéenne jolie et populaire aux excellents résultats. Mais le soir venu, elle doit tenir la maison à la place de ses parents qui travaillent et s’occuper de son petit frère, Sōta. Un jour, dans la rue, Sōta se fait mal. Un garçon inconnu prend sur lui de le ramener chez sa famille, mais quand Hori les reçoit, elle se rend compte que la personne qui vient de ramener son frère n’est autre qu’un camarade de classe, Miyamura. Leur rencontre sera-t-elle une porte vers une nouvelle amitié ou des sentiments plus forts encore ?

Des apparences trompeuses

Parmi les animes sortis début 2021, Horimiya fait incontestablement partie de ceux dont on a le plus entendu parler. Pourtant, chose curieuse, le pitch de base n’a absolument rien de novateur. En effet, nous avons affaire à une romance lycéenne entre un garçon, de prime abord, à l’air renfermé et une jeune fille populaire. En soi donc, rien d’original. Mais alors, qu’est-ce qui fait le succès d’Horimiya ? Eh bien, pas mal d’éléments. Tout d’abord, parlons de ses graphismes. Ici, l’animation est propre, fluide et colorée et s’avère agréable à regarder. Côté son, c’est la même chose : les génériques sont à la fois simples et élégants avec des mélodies entêtantes et en harmonie avec l’ambiance de l’anime.

Au niveau de l’histoire, ce qui m’a plu d’entrée de jeu, c’est que la romance principale, pour une fois, ne tourne pas autour du pot. En effet, les deux protagonistes, Hori et Miyamura, se mettent rapidement ensemble. Ainsi, on découvre au fil des épisodes l’évolution de leur relation avec les multiples personnages qui les entourent. D’une part, nous avons la famille un peu particulière d’Hori (enfin surtout son père le génial Kyosuke) et d’une autre, leurs amis et pas uniquement ceux du lycée. Et ceux-ci sont nombreux : entre Tōru, Yuki, Iura, Yanagi, les membres du BDE ou encore Shindō le meilleur ami de Miyamura, la liste est longue. Peut-être trop.

Un anime inégalement découpé

L’anime se découpe vraisemblablement en deux parties : la première avant l’officialisation du couple Horimiya et la seconde après. La première, assurément la plus intéressante, met en exergue la relation entre Hori et Miyamura de manière progressive et naturelle. Les protagonistes  se découvrent l’un l’autre avec une sincérité et une fraîcheur qui changent des animes du genre dans lesquels souvent les personnages s’embrouillent pour rien pour la finalité que l’on connaît.

Horimiya - tout le groupe

La seconde partie de l’anime, moins intense que la première, met, quant à elle, l’accent sur les personnages secondaires. Si les histoires demeurent divertissantes, elles peuvent aussi décontenancer le spectateur : les arcs s’enchaînent les uns après les autres, de manière très rapide, voire superficielle. Ainsi, même si certains personnages relégués au second plan sortent du lot, à l’image de Tōru et de Yuki, dans l’ensemble, les personnages ne sont pas suffisamment développés. J’aurais, par exemple, aimé en savoir plus sur Iura et sur son changement de personnalité entre le lycée et chez lui, ou encore sur la personnalité de Sakura outre son amour unilatéral pour Tōru.

Tout s’explique (ou presque)

Le manque de développement des nombreux personnages d’Horimiya peut s’expliquer par le format du manga original sur lequel s’appuie l’adaptation anime. Comme indiqué dans l’introduction, Horimiya est à l’origine un manga au format court, de type yonkoma. Ceci explique donc les transitions un peu brutales entre les scènes et le manque de profondeur de certaines histoires parallèles. C’est pourquoi j’ai un peu décroché sur les derniers épisodes, que j’ai eu du mal à finir… Alors que pourtant, le final est assez satisfaisant.

Horimiya - Yuki

En dépit de cela, je me suis attachée à certains personnages pour lesquels j’ai éprouvé une profonde empathie. Je pense notamment à Yuki (tout le monde peut comprendre son sentiment de lâcheté), Sakura face à sa déception amoureuse, ou encore et surtout au passé solitaire de Miyamura. Ce dernier est, sans le moindre doute, le personnage le mieux travaillé de cette adaptation. Son introspection, fascinante et réaliste, est retranscrite avec brio et s’avère très émouvante.

Mon avis sur Horimiya

Malgré quelques défauts, somme toute assez mineurs, Horimiya est une comédie romantique tranche de vie agréable à suivre. Aussi ai-je beaucoup ri et même été émue à certains passages. Par son cadre simple et relaxant, la série m’a fait penser, à de nombreux égards, à des références du genre comme orange, Sawako et Je ne suis pas un ange. Pour ceux ayant lu ces fabuleux mangas, c’est sûr, vous aimerez Horimiya. Pour les autres, à l’inverse, je vous invite à les découvrir 😉

Anna LESBROS

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