Comme à peu près tout gamer en 2024, je me suis ennuyé.
Dire cette phrase est d’autant plus folle que les jeux indépendants pullulent sur les différents stores et que certains gros titres s’enchaînent.
Pour autant, je me suis ennuyé.
Tout d’abord, car, plus on teste de jeux vidéo, plus on en voit les ficelles, moins on est surpris.
Enfin, parce qu’il faut bien le reconnaître, l’année 2024 n’a pas été particulièrement intéressante du côté vidéo ludique (à mon sens).
C’est dans ce contexte que je me suis perdu dans le catalogue PlayStation pour voir ce que je pourrais faire tourner pour m’amuser un peu. C’est alors totalement par hasard, parce qu’il était déjà dans ma bibliothèque, que je suis tombé sur Death’s Door. Et pour le coup, la surprise a été au rendez-vous.
Un corbeau de mauvaise augure ?
Death’s Door, développé par Acid Nerve et sorti en 2021, nous plonge dans un monde unique où l’on incarne un corbeau au service de la Commission. Notre mission : récolter les âmes des défunts. Mais lorsque l’une d’entre elles nous est dérobée, c’est à nous de la retrouver, quitte à braver les dangers des Terres Interdites.
Dès les premiers instants, Death’s Door charme par son esthétique. Le jeu arbore un premier style visuel en noir et blanc, rehaussé de touches de couleurs vives, qui donne à l’ensemble une atmosphère à la fois sombre et féerique. S’ensuivent ensuite les mondes à découvrir, par le biais de portes, qui dévoilent des environnements, variés et détaillés, qui invitent à l’exploration et recèlent de nombreux secrets à découvrir.
Un gameplay emprunté à deux univers
Le gameplay de Death’s Door s’inspire clairement des Zelda classiques. On retrouve ainsi des donjons remplis d’énigmes à résoudre, accompagnés de combats contre des ennemis variés. Le personnage principal, armé d’une épée et d’un arc, dispose d’une palette d’attaques simples, mais efficaces, qu’il pourra améliorer au fil de sa progression. Typiquement, si vous aviez aimé l’esthétique et le gameplay de The Legend of Zelda : Link’s Awakening, le titre devrait vous séduire.
D’ailleurs, à l’instar d’un jeu Zelda, les différents mondes de Death’s Door regorgent de secrets à découvrir. Des coffres cachés, des passages secrets et des zones optionnelles récompensent les joueurs les plus explorateurs. Le jeu encourage la curiosité et invite à prendre son temps pour découvrir tous ses recoins.
Cependant, des influences empruntées aux Souls se font également sentir. Ainsi, les combats sont relativement corsés et punissent les erreurs de manière assez impitoyable. De plus, le jeu propose un système qui rappellera aux plus aguerris les fameux de feux de camp, qui servent de points de sauvegarde et de repos. On retrouvera même le système de porte présent dans Demon’s Souls permettant de se rendre immédiatement dans un biome depuis un hub central. Enfin, le système de raccourcis permet de faciliter l’exploration des donjons, un élément emprunté aux metroidvanias.
En somme, Death’s Door trouve le juste milieu entre ces expériences pourtant éloignées avec un brio qui lui est propre. Jamais l’aventure n’est trop redondante, jamais l’aventure n’est trop difficile. Chaque nouveau boss est la promesse d’une petite difficulté que vous outrepasserez bien rapidement.
Une bande-son envoûtante
Les compositions musicales de Death’s Door jouent un rôle essentiel dans l’immersion du joueur. Les thèmes musicaux, composés par David Fenn, sont à la fois mélancoliques et entraînants, et contribuent à créer une atmosphère unique. Les mélodies restent en tête longtemps après avoir quitté le jeu, et renforcent l’impact émotionnel de l’aventure. De ce côté là, c’est un carton plein !
Côté design et direction artistique, le jeu est très propre, plutôt joli et se laisse découvrir avec la plus grande facilité. Toutefois, ne cherchez aucunement de l’originalité de ce côté-là, puisque le titre reste assez « sage ».
Mon avis sur Death’s Door
Death’s Door est un jeu d’action-aventure original et captivant qui plaira aux fans de Zelda et de Souls. Son univers envoûtant, son gameplay simple, mais efficace, sa bande-son magnifique et ses nombreux secrets à découvrir en font une expérience unique à savourer.
Si Death’s Door propose un challenge stimulant, il n’en est pas moins accessible aux joueurs de tous niveaux. Platiner le jeu est d’ailleurs relativement facile, à condition de faire preuve de persévérance et d’explorer minutieusement le monde. Son seul potentiel défaut est sa durée de vie : j’ai dû réussir à tout terminer en 20h environ.
Je recommande ce titre à tous ceux qui ont déjà aimé un des titres suivants : The Legend of Zelda, Demon’s Souls, Hollow Knight, les Metroidvania.





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