REVIEW – The Case Files of Jeweler Richard

GOOD FOR YOU
4

En deux mots :

The Case Files of Jeweler Richard est un slice of life aux vertus apaisantes qui recouvre de bonnes surprises. À découvrir !

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4 (1 vote)

The Case Files of Jeweler Richard ou Housekisho Richard-shi no Nazo Kantei de son titre original, est un light novel scénarisé par Nanako Tsujimura et dessiné par Utako Yukihiro, publié pour la première fois au Japon en 2015. Toujours en cours, celui-ci a eu droit à deux adaptations : un manga de type josei lancé en 2019 et un anime de 12 épisodes l’année suivante. Ce dernier est produit par le jeune studio Shuka (Durarara!!, 91 Days) et est notamment diffusé en streaming sur Crunchyroll. Mais alors, qu’en est-il de cet anime ? On vous dit tout.

Le pitch

Une nuit, un étudiant possédant un certain sens de la justice, Seigi Nakata, vient en aide à un bel étranger, Richard, harcelé par des ivrognes. Lorsque Seigi découvre que Richard est bijoutier, il lui demande d’estimer la valeur d’une bague qu’il tient de sa grand-mère. Un vieux secret de famille que la vieille femme avait gardé jusqu’à sa mort ressurgit ainsi du passé.

Un petit bijou

En lisant le pitch, j’ai immédiatement pensé à Holmes of Kyoto. Dans les deux animes, on trouve deux individus qui se rencontrent et mènent des “enquêtes” sur un thème assez singulier : dans The Case Files of Jeweler Richard, il s’agit des pierres précieuses. Ce sujet est assez intéressant et novateur dans le sens où peu d’animes (si ce n’est aucun) traitent de cette thématique. À l’image du personnage de Seigi, novice dans ce domaine, le spectateur apprend l’origine et la signification des pierres telles que la turquoise ou le diamant.

Ces anecdotes sont enrichissantes d’autant que les affaires auxquelles sont confrontés Richard et Seigi sont, dans l’ensemble, émouvantes. Le tandem, que l’on peut aisément comparer à celui de Sherlock Holmes et John Watson, est bien mené, la clientèle aussi diversifiée soit-elle, l’est également. Chaque histoire est singulière, légère et correctement ficelée dans le laps de temps qui leur est consacré. En effet, on retrouve un schéma narratif classique dans ce type d’anime à savoir un épisode, une histoire. Pour autant, le sentiment de redondance n’est pas dérangeant compte tenu des intrigues de chaque épisode.

Tel un confessionnal, la bijouterie reçoit des clients aux vécus auxquels on peut s’identifier. Alors que je m’attendais dès la fin du premier épisode, à une série prévisible, j’ai été surprise par le suivant et le revirement de situation de l’épisode. Plus qu’un simple anime sur un duo qui travaille dans une bijouterie, The Case Files of Jeweler Richard aborde de vrais sujets de société tous axés sur le sentiment de différence de chacun. Bien sûr, on ne peut pas tout traiter en seulement 12 épisodes d’autant que plusieurs d’entre eux se concentrent sur le duo principal.

En parlant de celui-ci, il faut savoir que Richard et Seigi forment un couple solide et complémentaire. Alors, j’emploie volontairement le terme “couple” car une sorte d’ambiguïté dans leur relation est régulièrement mis en avant dans la série. Simple amitié ou relation romancée ? Au spectateur de juger. Concernant les personnages de manière individuelle, ils sont suffisamment développés pour que l’on s’y attache, même si l’exposition de chacun n’est pas équilibrée. On apprend beaucoup sur le passé de Richard et sur ce qui a formé sa personnalité particulière, mais bien moins sur Seigi dont le focus est vite expédié en fin de saison.

Esthétiquement presque parfait

Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans l’univers tokyoïte de The Case Files of Jeweler Richard. Le décor, fidèle à la version d’origine, est bien exécuté, avec des détails assez précis sur les différents quartiers représentés de la capitale nippone. Même la partie de la série se situant en Angleterre est correctement réalisée malgré son côté cliché (je pense notamment au manoir  de rêve similaire au Pemberley d’Orgueil et Préjugés).

Au niveau du chara-design, il n y a presque rien à dire tant celui-ci est propre. Si l’animation est globalement efficace, il y a un mais (il y en a toujours un). Certes minime, on constate un paradoxe entre le sens du détail apporté au décor et aux personnages centraux et entre les “figurants” en arrière-plan : ils n’ont tout simplement pas de visage. Alors d’accord, ce n’est pas une première dans un anime mais il demeure que c’est quand même dommage.

Après le visuel, passons au son. Les génériques, aussi bien opening qu’ending et même l’OST dans son ensemble, sont bons. Bonus pour l’opening qui reste en tête mais nécessairement de manière agaçante comme on peut en trouver dans de nombreux animes.

Mon avis sur The Case Files of Jeweler Richard

Il faut avouer que le synopsis de base n’est pas très vendeur. Aussi, en commençant The Case Files of Jeweler Richard, ne m’attendais-je pas à grand chose si ce n’est à visionner un anime slice of life un minimum divertissant. Sur ce point, c’est une réussite et la série s’avère meilleure que ce que je pensais. Si découvrir des facettes inconnues des pierres précieuses et des bijoux amène un vent de nouveauté, le véritable intérêt de cet anime n’est autre que la relation qu’entretiennent Richard et Seigi.

Anna LESBROS

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