TEST – Ghost of Tsushima: Director’s Cut et découverte de l’île d’Iki

SA SA SA SA SA ? SAMURAI SPIRIT !
4.5

En deux mots.

Encore plus beau, encore plus immersif. Cette version Director’s Cut est surtout accompagnée d’un DLC ultra efficace doté d’une narration plus intéressante que celle du jeu d’origine. On recommande !

Alors que la claque initiale signée Sucker Punch sortie le 17 juillet 2020 sur PlayStation 4 nous laisse encore quelques marques et surtout quelques rêves nippons, le jeu revient en force avec une version Director’s Cut, améliorée pour la PlayStation 5 et embarquant avec elle un DLC composé d’une île à part entière, l’île d’Iki.

Pour rappel, nous avions été particulièrement éblouis par la prouesse technique réalisée par le premier opus qui offrait des paysages oniriques à souhait. Nous avions donné à Ghost of Tsushima la note de 4.3/5. Car si le jeu démontre clairement des forces réelles, la partie narrative du titre nous avait quelque peu laissés sur notre faim. Et sur notre fin. La mission de cette version Director’s Cut, mais surtout du DLC, était donc de combler au mieux cette lacune. Est-ce chose faite ?

Ile d'Iki - arrivée

L’île d’Iki et son histoire

Précisons d’abord que le DLC est parfaitement intégré à la trame narrative principale puisqu’il débute sur l’île de Tsushima, terrain de jeu du jeu d’origine. Lorsque Jin Sakai entend parler d’une nouvelle menace mongole se développant sur l’île d’Iki et se préparant à arriver sur Tsushima, le samurai déchu prend son courage à deux mains et navigue vers l’île sur laquelle il va devoir faire face à un nouvel ennemi et, pire encore, à son passé.

En effet, Jin fait rapidement la rencontre de l’Aigle, mongole assoiffée de pouvoir. Équipée d’un très puissant poison, l’Aigle va empoisonner Jin qui devra alors lutter contre de difficiles souvenirs liés à l’île sur laquelle il a vu son père se faire tuer. De plus, pour repousser l’Aigle, Jin devra s’associer avec les plus anciens ennemis des samurais, à savoir les pirates de l’île.

Ile d'Iki - fleurs

Une direction artistique encore plus réussie

Si le jeu d’origine nous avait scotchés par son univers, ses paysages enchanteurs et ses compositions musicales très réussies, je me permets d’ôter immédiatement un doute : l’île d’Iki réalise le même exploit. Peut-être même en mieux.

Non seulement l’île est magnifique, mais elle profite surtout d’un traitement légèrement différent de Tsushima. Pour cause, le terrain de jeu étant nettement plus réduit, il est plus facile d’identifier une identité à Iki qu’à Tsushima où il était possible de croiser 1000 paysages splendides, mais différents. Iki est uniforme, puissante, dangereuse. Cette ambiance est d’ailleurs magistralement portée par une bande originale absolument épique, encore meilleure que la précédente.

Ile d'Iki - attaque

Quelques nouveautés de gameplay (déjà vues ?)

Dès votre arrivée sur Iki, alors que Jin vient de s’échouer, il lui faudra retrouver son cheval. Lorsque cette mission sera achevée, Jin débloquera une nouvelle technique permettant à son cheval d’attaquer en pleine course des hordes d’ennemis en chargeant. Si cette fonctionnalité peut paraître anecdotique, elle permet d’écourter nombre d’affrontements, surtout face aux mongoles itinérants çà et là.
De plus, vous ferez rapidement la rencontre de nouveaux ennemis, les shamans. Dotés de longs bâtons en bois, ils fredonnent un chant mystique qui rend les ennemis “classiques” beaucoup plus agressifs et leur offre une protection puissante.

D’autre part, le jeu propose de nouveaux petits challenges : oubliez les tanières de renards à suivre, il vous faudra maintenant jouer de la flute pour apprivoiser quelques animaux de la forêt. S’ajoutent à cela quelques exercices de tir à l’arc, en somme basiques, mais efficaces et à la difficulté assez intéressante.

Du côté des nouveautés, un point m’a toutefois marqué : lorsque Jin est drogué, il entre dans des phases hallucinatoires qui ne sont pas sans rappeler celles vues dans Batman Arkham City lorsque le chevalier masqué avait été drogué par le Joker. De mon point de vue, il s’agit réellement d’une “facilité” narrative permettant de réussir presque sans prise de risque à offrir une histoire dans laquelle le joueur pourra s’immerger plus facilement. La sensation “course contre la montre” est d’une efficacité folle. Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, car l’île d’Iki réussit un point sur lequel son frère avait failli : l’histoire.

Ile d'Iki - combats

La version PlayStation 5

Nul besoin de s’étendre. Le jeu tourne en 4K à 60FPS stables. Qu’il s’agisse de l’île d’Iki ou de Tsushima, les paysages sont plus beaux que jamais. Voilà, c’est dit.

De son côté, la manette DualSense tire son épingle du jeu. Non seulement les différents sons qui en sortent sont plus fins, mais surtout, le joueur peut profiter d’un retour haptique fin et de gâchettes adaptatives exploitées à merveille.

Notre avis sur Ghost of Tsushima: Directors Cut et son île d’Iki

Difficile de dire que Ghost of Tshushima: Director’s Cut soit un vrai jeu PS5. Disons plutôt qu’il se trouve à la parfaite frontière entre la PS4 Pro et la PS5. Toujours est-il que si vous n’aviez pas découvert le jeu d’origine, cette nouvelle édition présente une porte d’entrée parfaite à l’expérience. Si, au contraire, vous aviez déjà testé le jeu et que vous l’aviez apprécié, je vous invite à essayer la version PS5, réellement plus agréable.

De plus, l’île d’Iki, que je n’hésiterai pas à considérer comme encore meilleure que le jeu d’origine, justifie à elle seule l’achat de cette Director’s Cut.

Hadrien JACOBEE

http://hadrienjacobee.com

Sith du web et fier Rédacteur en Chef de My Geek Actu. Passionné par les univers video-ludiques, les comics DC et les mangas. En gros.

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