Expecto Patronum ! Wait… Ce n’est pas le bon univers.
Notre sorcière préférée est de retour, plus sombre, plus puissante et plus badass. Préparez vos chaudrons, on fait le débrief de la saison 2 des Nouvelles Aventures de Sabrina.
! ATTENTION SPOILERS ALERT !
Le pitch
Sabrina Spellman l’a fait, elle a signé le livre de la Bête. En plus d’avoir gagné de superbes cheveux blancs, la voilà dotée de nouveaux pouvoirs. Devenue étudiante à plein temps à l’Academy of the Unseen Arts, notre Sabrina va devoir faire face aux manigances du Père Blackwood, de la terrible Lilith et de… Satan en personne.

Une plongée dans le monde des sorcières
Cette nouvelle saison nous fait clairement entrer dans le monde des sorciers. Sabrina n’étant plus élève à Baxter High, les showrunners nous ont régalés avec de nouveaux sorts, de nouveaux lieux (Le club de Dorian Gray), de nouvelles traditions (#episode3quinousatousdonnéchaud). Malgré tout, nous n’avons pas abandonné le monde des “mundains” puisque nous suivons toujours Harvey, Roz et Suzie… enfin Theo. Ils permettent non seulement de respirer un peu, mais aussi de suivre les événements de l’intrigue avec un autre point de vue. Et en parlant de personnages secondaires…

L’horlogerie des personnages secondaires est toujours aussi bien réglée…
Lilith, Hilda, Zelda, Ambrose, les Weird Sisters, tout le monde a sa place, son but. C’est clairement une des forces de la série, si Sabrina est le personnage principal, les personnages secondaires ont tous un chemin à parcourir. On adore détester le Père Blackwood, on adore le couple Hilda/Docteur Cerberus. On prend plaisir à suivre tout le monde. Cette saison 2 nous a même laissé l’occasion de découvrir d’autres jeunes sorciers et leurs opposés… les anges chasseurs de sorcière. Et clairement, on a envie de revoir tout ce beau monde dans la prochaine saison.
Des thèmes engagés qui font du bien
Cette saison 2 ne se prive pas de dire ce qu’elle défend et pense, tout comme son héroïne. Le sexisme, le machisme, l’égalité, la servitude, l’identité, tout y est passé. Le féminisme est dosé à la perfection, surtout quand on connaît la symbolique de la sorcière pour la cause féministe. Toutes les femmes de cette série sont badass. Le thème de l’identité est mené par le personnage de Suzie/Theo et par Sabrina (#episode8), sa situation en tant que personne transgenre et tiraillée par ses origines, est un écho qui peut résonner chez bien des adolescents et jeunes adultes. Ça fait du bien.
Un univers fascinant mené par une réalisation simple
En terme de réalisation, la série a quelque peu évolué d’une saison à l’autre, des plans un peu plus brutaux sont venus durcir légèrement l’ambiance et que dire de l’épisode spécial tarot, une ambiance au top. Les effets spéciaux ont, quant à eux, subi une petite amélioration, mais restent un peu cheap ce qui, in fine, résonne bien dans l’esthétique de la série. La photographie et la lumière sont toujours aussi bien gérées. Les couleurs sont fortes, les contrastes présents, on aime s’imprégner de l’esthétique sombre et vintage. Personnellement, ma consommation de bougie a explosé.
Nick et Lucifer, les révélations de cette saison
Si je l’ai beaucoup redouté pendant toute la saison 1, j’ai adoré Nick pendant cette saison. L’alchimie du couple Sabrina/Nick est surprenante, je ne m’attendais pas à ce qu’elle fonctionne aussi bien. Nick n’est pas uniquement le love interest de notre petite sorcière, il est un puissant sorcier, un homme avec des faiblesses. Clairement : Bye bye Harvey ! Mais le coup de cœur de cette saison… c’est Satan.

Pendant toute la saison 1, je me suis demandé par quelle diablerie les showrunners pourraient nous servir un Satan à l’apparence humaine de qualité, je ne vais pas vous mentir… J’avais peur des effets spéciaux cheap. C’est là que Luke Cook est arrivé, sexy, sombre, drôle, hautain. Il a mené le rôle à la perfection, comme pour Blackwood, on adore le détester.
Quelques petites choses qui nous ont plu
- Les références à la série Riverdale : on entend Sabrina parler de la Sweet River Water, Greendale et Riverdale seraient donc voisines ? Le colocataire d’Harvey à l’école d’art est joué par nul autre que… le médecin légiste de Riverdale.
- La fin impressionnante de Lilith
- L’évolution de Sabrina, de plus en plus confiante
Et moins plu…
- Salem ne parle toujours pas
- L’épisode 1 légèrement cliché
Mon avis
Cette saison n’a pas failli à sa tâche. Moderne, badass, graphiquement impressionnante, on n’en attendait pas moins. Mais après avoir aussi bien mené leur saison 2, espérons que les showrunners se surpasseront avec la saison 3 !